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Finies les douleurs!

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Le cassis, un anti-inflammatoire puissant

Publié le 02.01.2019 Hortense Meltz

En latin, il se nomme Ribes nigrum. Le cassis agit sur tous les types d’inflammation : articulaires, musculaires… Si l’on utilise traditionnellement ses fruits et ses feuilles, ses bourgeons concentrent ses principes actifs les plus précieux.

 

Le cassis, dont le nom n’a rien à voir avec la ville, se rattache à celui d’une vieille plante aujourd’hui disparue. L’origine de l’usage phytothérapique de la plante est aussi mystérieuse : il ne semble pas que les Grecs ni les Romains ne l’aient jamais utilisée mais, au Moyen Age, Sainte Hildegarde évoque déjà son usage médicinal. Son utilisation se développe quatre siècles plus tard. L’usage alimentaire de cette plante cousine de la groseille (famille des Grossulariacées) se généralise au XIXe siècle grâce à l’invention de la fameuse liqueur à base de ses baies à laquelle on donnera plus tard le nom du chanoine Kir.
L’étude des bourgeons du cassis a révélé une importante activité anti-inflammatoire pour combattre les rhumatismes, soulager les articulations. Ceux-ci stimulent la glande surrénale qui produit le cortisol. Pour mémoire, le cortisol naturel a donné naissance à une classe de médicaments majeurs : les glucocorticoïdes, plus communément appelés corticoïdes, d’où découle l’appellation de cortisone. L’action anti-inflammatoire des bourgeons atteindrait le tiers de celle de la cortisone, selon Loïc Girre, professeur à la faculté de pharmacie de Rennes et auteur des Plantes et les médicaments (Delachaux et Niestlé, 2001). Cet effet « cortisone like » permet de limiter l’emploi de médicaments anti-inflammatoires et les corticoïdes aux nombreux effets indésirables.

Un remède contre l’arthrose…

Le cassis est hautement recommandé dans toute manifestation relevant du domaine ORL (maux de gorge, enrouement). C’est également un remède de premier choix en rhumatologie (arthrite, trouble arthrosique, tendinite). On peut encore consommer son bourgeon pour venir à bout d’une fatigue après une opération, ou en cas de surmenage, car il stimule les glandes surrénales. Ainsi on lui reconnaît une action contre les effets délétères du stress, grâce à la stimulation du système nerveux sympathique par le cortisol.

En plus de ces vertus anti-inflammatoires, « c’est un draineur très large (dit universel) qui permet de stimuler de nombreux organes émonctoires, du foie à l’intestin en passant par la rate, le tissu lymphatique et la peau bien sûr », explique le docteur Daniel Scimeca. D’où son usage externe pour soigner eczéma, psoriasis et urticaire.

Un antioxydant de premier ordre

Comme les agrumes, le cassis ajoute à toutes ces propriétés une forte concentration en bioflavonoïdes : ces substances naturelles sont de puissants antioxydants, protecteurs des cellules contre les dommages des radicaux libres. Pour réaliser un macérat glycériné de cassis, on recourt essentiellement à ses bourgeons frais. Cette technique thérapeutique s’appelle la gemmothérapie. Il s’agit de faire macérer les bourgeons dans trois solvants différents à parts égales – eau, alcool et glycérine – pendant trois semaines afin d’en extraire le maximum de principes actifs. Une fois filtré, le liquide constitue un macérat glycériné des plus efficaces.

Recommandations :

Ces conseils ne dispensent pas d’un avis médical. Si les symptômes persistent, consultez votre médecin. Gardez en tête que les plantes médicinales peuvent avoir des interactions avec d’autres substances, compléments alimentaires ou médicaments. Privilégiez les plantes de qualité biologique, locales et avec une bonne traçabilité.

ribes nigrum (2)

Sources :

G.L. Beccaro, A.K. Cerutti, D. Donno, M.G. Mellano, Biomolecules and Natural Medicine Preparations: Analysis of New Sources of Bioactive Compounds from Ribes and Rubus spp. Buds, in Pharmaceuticals (Bâle), février 2016. G.L. Beccaro, G. Bounous, A.K. Cerutti, D. Donno, M.G. Mellano, V. Marconi, Botanicals in Ribes nigrum Bud-preparations: an Analytical Fingerprinting to Evaluate the Bioactive Contribution to Total Phytocomplex, in Pharm Biol., octobre 2013. Gaižauskienė Asta, Chemical Composition and Properties of Various Cultivars of Blackcurrant (Ribes nigrum l.) Buds, université de Lituanie, mémoire de chimie, 2009. Max Tétau, Nouvelles Cliniques de gemmothérapie, éd. Similia (Paris), 1987.

 

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