Modes de vie
Zéro phyto, 100 % bio, le film

Zéro phyto, 100 % bio, le film

Manger sans pesticides

Publié le 30.01.2018 Claire Sergent

Vous pensez encore que nourrir toute la planète avec du bio, c’est impossible? Changez de perspective avec ce documentaire réjouissant de Guillaume Bodin en salle le 31 janvier 2018. Le film « Zéro phyto, 100% bio » est une enquête dans les villes Françaises qui mangent bio.

 

Ce documentaire est comme un shoot de pensée positive d’1h15. Il nous emmène à Versailles, où l’un des plus beaux jardins du monde est entretenu sans aucun pesticide ; à Grande-Synthe, une ville industrielle qui veut offrir à tous ses habitants la possibilité de vivre à proximité d’un espace vert ; à la rencontre de ces élus qui se battent loin des caméras pour un changement de paradigme. Guillaume Bodin, le réalisateur de ce documentaire, est vigneron en bio et en biodynamie de formation. Il est aujourd’hui réalisateur, producteur et distributeur de documentaires. Le message de son film est simple : chacun, à son échelle, peut changer ses pratiques, faire évoluer son rapport à l’environnement, le protéger et protéger ainsi sa propre santé.

Soigner son environnement pour se soigner soi-même

Très pédagogique, ce documentaire rappelle que l’exposition aux pesticides est un problème majeur de santé publique. Selon, l’OMS, chaque année dans le monde, un million d’empoisonnements graves et environ 220 000 décès sont dus aux pesticides. Conscients de cette problématique de santé publique, des élus ont fait le choix du zéro phyto dans leur commune et ont peu à peu gagné l’adhésion des habitants grâce à des initiatives diverses, comme des jardins communs, des conférences, des ateliers, etc. D’autres ont choisi de passer à une alimentation bio dans les cantines et proposent même des menus composés uniquement de protéines végétales.

Une agriculture raisonnée, fonctionnant en circuit court

Ce documentaire nous présente des communes comme Langouët ou Mouans-Sartoux qui ont fait le choix du bio depuis près de 15 ans. Leurs expériences diverses démontrent que, pour y parvenir, ils ont fait appel à des producteurs locaux et que, loin des idées reçues, ce passage au bio s’est fait facilement et n’a pas entraîné de surcoût : au contraire, il a même permis de réduire le gaspillage. Ces communes travaillent avec des agriculteurs qui ont décidé de repenser complètement leur façon de cultiver. Ils ont décidé de penser la ferme dans son ensemble : les terres non cultivables peuvent faire pousser de l’herbe qui permet de nourrir les bêtes, des bêtes produisant du fumier qui va fertiliser les cultures, les cultures entretenues sans pesticides à l’aide de luzerne, qui sera elle-même mangée par les bêtes. Le documentaire s’attache à présenter les témoignages de personnes de tous les horizons qui ont placé l’environnement au cœur de leurs préoccupations pour leur plus grand bien-être, et le bien-être collectif.

Ça ne coûte pas plus cher de protéger l’environnement

Ce documentaire n’oublie pas, bien sûr, les barrières légales et les résistances dans les plus hauts lieux de décision qui freinent le développement des pratiques « zéro phyto et 100 % bio ». Cependant, il montre que de plus en plus de villes empruntent ce chemin. Sans oublier que même une ville de la taille de Paris parvient à proposer du bio dans certaines de ses cantines.

 

 

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