Modes de vie
Raplapla, stressé ? On a la plante qu’il vous faut 

Raplapla, stressé ? On a la plante qu’il vous faut 

Une autre façon de visiter l’expo Jardins au Grand Palais

Publié le 27.03.2017 Hortense Meltz

A l'occasion de cette exposition qui retrace six siècles de création autour du jardin de la Renaissance à nos jours, libérez l'herboriste qui sommeille en vous et découvrez les plantes qui vous remettront d'aplomb...

 

« Je ne sais pas si les artistes peuvent nous apprendre quelque chose sur les plantes, je crois beaucoup plus au fait qu’ils nous offrent la possibilité de les regarder et de les voir différemment, explique Marc Jeanson, commissaire associé de l’exposition et responsable de l’herbier national du Museum national d’histoire naturelle à Paris. À la Renaissance, les savants et les artistes
animés par une nouvelle démarche critique relisent les sources antiques à la lumière d’une observation minutieuse de la plante.

Ainsi quand Léonard Vinci et Albrecht Dürer s’emparent de la représentation des plantes. Ils vont véritablement participer au bouleversement scientifique de l’époque [qui conduira la création des premiers jardins botaniques dès le milieu du XVIe en Italie]. Oscar Wilde disait : « Avant Turner il n’y avait pas de brouillard à Londres ». Avant Dürer les hommes n’avaient jamais vu une telle ancolie bleue.»

 

Albrecht Dürer, Ancolie, milieu des années 1490, aquarelle et gouache. Copyright : Albertina, Vienne

 

La présence du responsable de l’herbier national du Museum national d’histoire naturelle aux côtés des historiens de l’art, a apporté un versant scientifique à l’exposition notamment grâce aux prêts par le Museum de beaucoup d’objets de ses collections. À la fois des collections d’Histoire naturelle mais aussi certains chefs-d’œuvre de la bibliothèque centrale : herbier, modèle de plante en cire, plan historique, etc.

La participation du Museum a également permis la création d’une application gratuite et d’un site Internet pour offrir un regard différent sur l’exposition à travers un parcours botanique de 12 plantes examinées du point de vue de la botanique (secrets) et de la phytothérapie (vertus).

On y retrouve :

Le souci peint par le peintre autrichien Koloman Moser en 1909.

Inflammation de la gorge ? Quelques gargarismes d’infusion de souci et hop, le tour est joué .

Une brûlure, une blessure ? Une compresse avec l’infusion des fleurs.

Des cheveux jaunes ? Une teinture de soucis et vous voilà transformé en Marilyn.

Koloman Moser, Marigolds (soucis), 1909. Copyright : Leopold museum de Vienne

 

L’amorphophallus, modèle de plante en cire par Louis Marie Antoine Robillard d’Argentelle (XIXe siècle).

Ce « Pénis de titan » (aussi appelé « Fleur de cadavre » tant son odeur est désagréable quand il fleurit) est surtout connu pour sa démesure : son unique feuille peut mesurer 1,3 mètres, atteindre 46 cm de diamètre et peser 24 kg. Son bulbe est utilisé au Japon pour créer une gelée appelée konnyaku. Ses missions : combattre le cholestérol et faire la matière de délicieux oden – le pot au feu japonais.

 

Le magnolia photographié par Man Ray, vers 1930.

Vous avez le nez bouché ? Impossible alors d’humer le doux parfum de vos magnolias. Qu’à cela ne tienne : coupez délicatement les bourgeons, ils sont parfaits pour les congestions nasales. Son écorce quant à elle vous soulagera des petits troubles du sommeil et de l’anxiété.

Vous pourrez aussi en savoir plus sur les vertus de la chélidoine, du pissenlit, de l’orchidée, du nénuphar, du crocus sativus du safran, de l’iris, de l’hêtre,  du yucca,  de l’ananas, du chou, et du palmier dattier… et retrouver toutes ces plantes dans l’exposition Jardins jusqu’au 24 juillet 2017.

 

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