Modes de vie
Déodorant : comment faire le bon choix ?

Déodorant : comment faire le bon choix ?

Apprenez à décrypter une étiquette

Publié le 21.10.2016 Nathalie Picard

L’aluminium dans les déodorants serait nocif pour la santé. Comment savoir si votre déodorant habituel en contient ? Tous les conseils pour bien choisir.

 

Préférer les déodorants sans aluminium, c’est la recommandation de plusieurs médecins et de toxicologues. A minima, il s’agit d’un principe de précaution. Mais comment être sûr(e) de choisir le bon produit ?

 

Les anti-transpirants sont à proscrire : ils contiennent toujours de l’aluminium, puisque c’est le composé qui permet de bloquer la transpiration. Le déodorant, lui, n’est pas censé en contenir : normalement, ce produit cosmétique lutte simplement contre les mauvaises odeurs grâce à des agents anti-bactériens et du parfum. Mais attention, sur les étals, certains produits dénommés déodorants contiennent malgré tout des sels d’aluminium. « Il faut se méfier des mentions trompeuses figurant sur certains emballages, prévient Laurence Wittner, fondatrice et rédactrice en chef de L’Observatoire des Cosmétiques . Comme la mention « sans chlorohydrate d’aluminium » : d’autres sels d’aluminium peuvent être intégrés à la place. Á chaque fois qu’il y a une mention « sans », il faut toujours chercher par quoi ce produit a été remplacé et voir si ce n’est pas pire. » Une seule solution : se plonger dans la liste des ingrédients.

 

Et finalement, c’est assez simple : il suffit d’éviter tous les produits dont la liste mentionne le mot « aluminium » – comme chlorohydrate d’aluminium, sels d’aluminium – ou « alun ». Ce dernier fait référence à la pierre d’alun, qui est certes naturelle, mais qui contient aussi de l’aluminium : « L’aluminium de la pierre d’alun présente lui aussi un risque de toxicité. Mieux vaut l’éviter », conseille Stefano Mandriota, directeur de recherche à la fondation des Grangettes en Suisse. D’ailleurs, vu le risque de pénétration de l’aluminium sur une peau lésée, mieux vaut éviter d’utiliser la pierre d’alun en après-rasage.

Mais ce n’est pas tout. Quitte à se plonger dans la lecture des étiquettes, autant bannir d’autres substances : « Le triclosan est un perturbateur endocrinien encore utilisé comme agent anti-bactérien. Les molécules BHA (butylhydroxyanisole) et BHT (butylhydroxytoluène), elles, sont des antioxydants dont le caractère cancérigène est démontré. Il faut aussi se méfier des molécules aromatiques[1], souvent allergènes, contenues dans les parfums », liste Laurence Wittner. Pas si simple de prendre soin de ses aisselles… Pour Pierre Souvet, médecin et président de l’Association santé environnement France (Asef), la clé serait de revenir à l’essentiel : de l’eau et du savon.

 

[1] Pour connaître la liste des 26 allergènes parfumants réglementés, consulter la page 6 de cette présentation de la Direction générale de la concurrence, de la consommation et de la répression des fraudes (DGCCRF).

 

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