Modes de vie
Trois questions à Marion Kaplan sur l’alimentation paléobiotique

Trois questions à Marion Kaplan sur l’alimentation paléobiotique

La santé commence dans le ventre : l’alimentation paléobiotique

Publié le 05.09.2016

Vous préconisez dans votre dernier livre une alimentation paléobiotique, inspirée de ce que mangeaient les chasseurs-cueilleurs au Paléolithique, quelles en sont les principales recommandations ?

L’alimentation paléobiotique est une alimentation proche de celle de nos ancêtres : on privilégie les produits végétaux et animaux non transformés. On y trouve également des oléagineux, comme la noix de cajou, l’amande…. À l’inverse, on évite de consommer des céréales, des légumineuses et des produits laitiers ainsi que du sucre, sous toutes ses formes. En effet, seule la consommation régulière de ces aliments préserve le microbiote, cette flore qui est présente partout dans notre corps, depuis les intestins jusqu’à la bouche, mais également dans les voies nasales, les poumons, le canal vaginal, la peau, le nombril et même le cerveau ! Il représente de 1,5 à 2 kilos de notre poids et joue un rôle prépondérant dans notre système immunitaire en combattant les virus et bactéries néfastes. Chaque personne sur terre possède un microbiote unique : même les vrais jumeaux ont chacun un microbiote différent !

Vous n’allez pas vous faire des amis chez les végétariens avec ce régime ?

J’ai été moi-même végétalienne pendant trois ans, pourtant je n’étais pas bien portante : je manquais de vitalité et mes dents n’en sont pas ressorties indemnes. J’ai recommencé à manger de la viande et j’ai pourtant un immense respect pour la vie des animaux. Manger de la viande ne signifie pas que l’on n’accorde aucune importance au bien-être de l’animal, simplement, il faut reconnaître que nous appartenons à une chaîne alimentaire qui inclut la consommation de protéines issues des animaux. Sans pour autant se gaver de viande rouge, l’alimentation paléobiotique inclut de la viande de petits gibiers, de volaille et de la viande rouge une fois par semaine, toujours en provenance d’élevages qui certifient une qualité biologique.

 

Quels autres aliments, en plus des légumes, oléagineux et protéines animales proposez-vous ?

Dans une alimentation paléobiotique, on utilise les  probiotiques naturels qui enrichissent le microbiote : ce sont des micro-organismes contenus dans certains aliments.

Leur présence dans les intestins équilibre la flore intestinale et aide l’organisme à rester en bonne santé.

 

Voici où les trouver :

  • les légumes fermentés, comme la choucroute ;
  • les produits laitiers fermentés, comme le kéfir et le yaourt au lait de chèvre ou de brebis.

 

Il faut aussi des prébiotiques naturels qui alimentent le microbiote : leur présence favorise la croissance et l’action des probiotiques :

  • l’ail, l’asperge, la carotte, l’oignon, le poireau, le radis, la tomate, le topinabour.
  • Des épices : la cannelle équilibre votre glycémie et contribue à prévenir la résistance à l’insuline, ce qui incite le corps à brûler ses graisses au lieu de les stocker. Le curcuma, un anti-inflammatoire naturel, protège votre intestin, entretient votre microbiote et favorise le bon fonctionnement de votre cerveau.
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