Acteurs du changement
La médecine naturelle en héritage

La médecine naturelle en héritage

Rencontre avec une famille où l'art de prendre soin de sa santé se transmet de génération en génération

Publié le 01.06.2016

À 34 ans, Emilie a reçu de sa mère et de son grand-père l’art de la pharmacopée naturelle en héritage. Entre ses aïeux et ses enfants, c’est désormais à elle de transmettre à Anouchka, 6 ans et Roxane, 2 ans, les recettes pour remédier aux bobos du quotidien.

Emilie n’a pas de formation professionnelle dans le domaine de la santé : elle est acheteuse dans l’industrie agroalimentaire de profession. Pourtant, il suffit de regarder l’impressionnante liste des plantes et remèdes qu’elle utilise pour se rendre compte des trésors de savoirs que recèlent la transmission familiale.

Quand on lui demande à quand remontent ses premiers souvenirs de remèdes naturels, les anecdotes arrivent en cascade: son grand-père tout d’abord, dont la passion pour les remèdes à base de souffre et de camphre parfume les souvenirs d’Emilie. Un grand-père original, qui fréquentait des druides, possédait une véritable collection de livres sur les plantes et… s’entrainait à l’hypnose sur le caniche, faisant tomber en catalepsie le petit chien lors des repas de famille !

Petite fille, les compétitions de natation auxquelles elle participe lui laissent quelques verrues en plus des médailles. Sa maman lui montre alors comment la sève de chélidoine, cette plante qui pousse entre les murs et sur les terrains abandonnés, fait disparaître les indésirables verrues.

Sa madeleine de Proust ? L’odeur unique des cataplasmes à la farine de lin chaud, décongestionnant avant de dormir lors des bronchites.

Au fil de la conversation, on se rend compte que chaque bobo trouve sa solution naturelle dans la famille d’Émilie : sa grand-mère maternelle faisait macérer des pétales de fleur de lys dans de l’eau de vie pour soigner les panaris, sa maman lui donnait du bicarbonate pour soigner les aphtes.

médecine naturelle
 

Émilie constate que ses filles vont peu chez le pédiatre (elle a choisi un pédiatre-homéopathe), mais pas question pour autant d’occulter la médecine allopathique, les gros bobos et maladies sont soignés avec, si nécessaire, des antibiotiques.

Anouchka et Roxane sont vaccinées : « On a fait uniquement les vaccins obligatoires » et toutes les visites médicales ont validé leur excellent état de santé.
Lorsqu’on lui demande comment son entourage se comporte vis à vis de ces méthodes de soins ancestrales, elle avoue ne jamais faire de prosélytisme, l’essentiel étant que cela fonctionne pour sa famille.

Elle côtoie beaucoup d’autres nationalités dans le cadre de son travail et observe que nos voisins en Europe sont beaucoup plus ouverts sur les médecines douces :une collègue russe partage avec elle la recette de la tisane au miel et à l’oignon contre les coups de froid, elle discute alimentation bio avec une collègue anglaise. Son constat : il y a de nombreux points communs entre leurs remèdes ancestraux.

Issus du bon sens de ceux que l’on nommait « les gens de la campagne », ces remèdes, à portée de main dans le jardin ou dans le frigo, continuent de se transmettre.

Pendant les vacances, Anouchka et Roxane passent du temps dans le jardin avec leur grand-mère pour fabriquer ce qu’elles appellent avec leurs mots d’enfant des « potions magiques ».

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Retrouvez la trousse à pharmacie d’Emilie

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