Modes de vie
Ces plantes qui améliorent la performance sportive

Ces plantes qui améliorent la performance sportive

Spiruline, éleuthérocoque, harpagophytum… A la découverte des plantes alliées des sportifs.

Publié le 19.03.2018 Yann Buxeda

Que l’on soit compétiteur ou sportif du dimanche, il est possible de trouver parmi les plantes des alliés pour maximiser ses performances, optimiser sa récupération ou même soigner rapidement certaines blessures. Spiruline, éleuthérocoque, harpagophytum… En voici quelques-unes, parmi les plus efficaces dans leurs domaines respectifs.

La prévention

Un sportif qui souhaite mettre toutes les chances de son côté pour ne pas se blesser intégrera la spiruline à son alimentation avant les compétitions : composée à plus de 60 % de protéines, de fer, de magnésium, de potassium et de vitamines B12, elle contribue à renforcer le système immunitaire. Les principes actifs contenus dans cette algue favorisent une régénération énergétique et une reconstruction des tissus plus rapides entre deux performances. Sa grande teneur en protéines en fait également un allié majeur contre la fatigue musculaire. On suppose également qu’elle facilite le transport de l’oxygène dans le sang.

Il est conseillé de ne pas en consommer plus de 10 grammes par jour, sachant que les effets de la spiruline se font déjà ressentir à partir d’un gramme. En cas de surdosage, les possibles effets secondaires sont : constipation, migraines, vertiges, nausées ou encore transpiration). À noter enfin que la spiruline est une plante onéreuse : elle est généralement commercialisée à des tarifs oscillant de 60 à 120 euros le kilo.

Optimiser ses performances

Si le renforcement est un élément essentiel de la préparation des sportifs, la recherche de la performance est également prépondérante pour une grande partie d’entre eux. Un objectif dont l’Eleutherococcus senticosus (ou éleuthérocoque) est un allié fidèle. Cette plante montagnarde, également connue sous le nom de ginseng de Sibérie, est un revitalisant consommé sous diverses formes : comprimés, infusions ou teinture-mère notamment. Les vertus des éleuthérosides contenus dans l’éleuthérocoque sont multiples : amélioration des capacités respiratoires, accroissement de la vitesse d’exécution des mouvements, optimisation de la récupération. C’est surtout une plante adaptogène, qui renforce la résistance du corps au stress.

 

Lorsqu’il est consommé sous forme de poudre, il est conseillé de ne pas dépasser 4 g d’éleuthérocoque par jour (4 g de racines séchées dans le cas d’une infusion, et jusqu’à 20 ml en teinture). La prise doit s’effectuer de préférence le matin afin d’éviter d’éventuels troubles du sommeil. À noter enfin que cette plante est généralement déconseillée aux femmes enceintes ou qui allaitent, aux enfants de moins de 12 ans ainsi qu’aux personnes sujettes à une tension artérielle élevée.

On suppose que les athlètes des pays de l’Est avaient régulièrement recours à l’éleuthérocoque pour améliorer leurs performances sportives.

Jacques Labescat, médecin phytothérapeute, rappelle que l’éleuthérocoque n’étant pas un produit interdit par les instances sportives, il est devenu un complément très prisé des compétiteurs. Il y a quelques décennies déjà, « on suppose que les athlètes des pays de l’Est y avaient régulièrement recours pour améliorer leurs performances sportives ».

Si l’éleuthérocoque peut être considéré comme un allié généraliste, les sportifs qui pratiquent des disciplines nécessitant des réflexes affûtés peuvent également profiter des qualités des infusions à base de schisandra chinensis. Ce fruit, plus connu sous le nom de « baie aux cinq saveurs », stimule surtout le système nerveux ; en résulte une vivacité et une lucidité accrues particulièrement bienvenues lorsqu’il est question de sports de combat ou de sports nécessitant des réactions immédiates (sports de raquette, tir, etc…). À noter qu’il est préférable de prendre le schisandra dans la matinée, car elle provoque une baisse de la sensation de fatigue et peut donc entraîner des troubles du sommeil en cas de consommation tardive.

En France, le schisandra est principalement commercialisé sous forme de poudre ou de gélules.S ’il est recommandé de ne pas dépasser 1 g par jour, il est toutefois préférable de consulter un médecin spécialisé afin de se faire prescrire un traitement adapté à ses besoins. Ceci d’autant plus que le schisandra, au même titre que l’éleuthérocoque, est fortement déconseillé aux femmes enceintes ou en phase d’allaitement ainsi qu’aux personnes souffrant d’hypertension artérielle ou d’ulcères gastriques.

Alternatives : Le ginseng, particulièrement prisé des personnes qui reprennent une activité sportive car il permet d’augmenter rapidement l’endurance, mais aussi l’astragale, connue pour maximiser les capacités respiratoires.

Soigner une blessure

Qu’il soit amateur ou professionnel, le quotidien du sportif est jalonné de traumatismes physiques. Pour lutter efficacement contre les lombalgies, inflammations articulaires et autres tendinites, une solution phare : l’harpagophytum. Cette plante originaire d’Afrique du Sud contient de l’harpagocide, un puissant anti-inflammatoire et antidouleur qui agit en moins d’une semaine. Son efficacité permet aux sportifs d’en faire usage en cas de douleur intense, même si l’harpagophytum est également recommandé en traitement de fond, sur des durées oscillant entre un et trois mois. S’il est possible de profiter des vertus de cette « griffe du diable » – surnom qui lui est affublé en raison de son aspect –  sous la forme de décoctions, de tisanes ou d’EPF (extrait de plante fraîche), son goût très amer invite toutefois à leur préférer les gélules.

Sous cette forme, il est conseillé de consommer entre 300 et 600 mg d’harpagophytum par jour, en trois prises. Certains spécialistes recommandent jusqu’à 1 200 mg  par jour en cas de fortes douleurs. L’harpagophytum est déconseillé aux jeunes enfants (moins de 3 ans), ainsi qu’aux femmes enceintes ou en phase d’allaitement.

Cette plante est l’une des favorites de Jacques Labescat, médecin phytothérapeute. « J’aime le prescrire aux sportifs. C’est un anti-inflammatoire qui permet aussi de mieux récupérer et, surtout, il n’est pas interdit par le CIO (Comité international olympique, NDLR). Enfin, l’harpagophytum ne présente aucune toxicité au niveau digestif, ce qui est essentiel.

Curcuma
Alternatives : Le curcuma, notamment pour les sportifs vétérans, qui pourront profiter de ses multiples propriétés : anti-inflammatoire, mais aussi antioxidant et anti-viral, il est préconisé pour la prévention des infarctus et la régulation du taux de cholestérol.

Mieux récupérer et plus rapidement

Durant l’effort, le corps puise dans ses réserves (graisses, mais également sucre et protéines) et doit ensuite les reconstituer pour permettre une répétition des performances. Un processus qui peut être optimisé.

La rhodiola rosea, une plante adaptogène connue pour ses très nombreuses propriétés (anti-déprime, résistance au stress…), agit notamment comme un excellent reconstituant musculaire et participe à la régulation du muscle cardiaque.

Généralement, la rhodiola se consomme en gélules le matin ou à midi, une demi-heure avant les repas, et sans dépasser un dosage de 550 mg par jour. À titre indicatif, l’idéal est de suivre une cure sur deux à trois mois en alternant systématiquement sept jours de prise puis sept jours de pause.

 

Le pissenlit peut également être associé à d’autres plantes comme la genièvre, qui accroît la sudation, ou comme le Chardon-Marie, bénéfique sur le foie.
Le pissenlit peut également être associé à d’autres plantes comme la genièvre, qui accroît la sudation, ou comme le Chardon-Marie, bénéfique sur le foie.

D’autres pistes sont également envisageables pour améliorer la récupération du corps après l’effort. Le pissenlit, également appelée « grand nettoyant » aide à l’évacuation des toxines en favorisant la stimulation hépatique. Le pissenlit peut aussi bien être consommé séché en infusion que fraîchement cueilli, en salade.

D’autres plantes peuvent également être utilisées en complément, comme la genièvre, qui accroît la sudation et, de fait, l’évacuation des substances toxiques.

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