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En finir avec les allergies aux pollens

En finir avec les allergies aux pollens

Toutes les solutions naturelles

Publié le 16.04.2018 Annie Casamayou, naturopathe

Au printemps, la nature ouvre le bal des pollens. Il s’accompagne pour 30 % de la population de réactions fortes. Pour vous défendre, voici les remèdes naturels qui ont fait leurs preuves.

 

Lorsqu’une personne sensibilisée se trouve en présence de pollen, les réactions sont immédiates : des éternuements à répétition, le nez qui pique, qui coule et qui se bouche, les yeux qui pleurent. Les signes de ce qu’on appelle le « rhume des foins », ou la rhinite allergique saisonnière, sont le plus souvent bénins, mais ils ont largement de quoi empoisonner la vie de ceux qui les subissent et peuvent évoluer vers des formes plus graves.

Des antihistaminiques sont couramment proposés, mais ils ne vous soulagent que brièvement, provoquent de la somnolence et, en outre, ils ne traitent pas la cause sous-jacente des allergies.

La bonne nouvelle, c’est qu’il existe des alternatives naturelles capables de court-circuiter les réactions allergiques et de maintenir sous contrôle les symptômes gênants.

Quelle est la cause des allergies ?

Lorsque vous souffrez d’une allergie, votre système immunitaire considère une substance normalement inoffensive comme un envahisseur dangereux. Il déclenche alors des réactions inadaptées et libère des facteurs inflammatoires dont, entre autres, l’histamine. Ce qui entraîne les troubles caractéristiques de la rhinite : les voies nasales se congestionnent, la production de mucus augmente, etc.

Les grands coupables qui affolent votre système immunitaire, ce sont les pollens. Selon les régions, leur concentration dans l’air commence à augmenter dès le mois de janvier, d’abord le pollen des arbres, comme le bouleau ou le cyprès, puis des graminées en mai (blé, foin, etc.) et des herbacées (ambroisie) jusqu’en automne. Les pollinisations se succèdent ainsi de janvier à octobre.

Les allergies sont-elles héréditaires ?

Non, la rhinite allergique provient d’une combinaison de facteurs génétiques et environnementaux. Il existe bien une prédisposition génétique car avoir deux parents souffrant d’allergies augmente de 60 % le risque d’être concerné. Mais cela n’explique pas tout. Certains ne deviendront jamais allergiques alors que d’autres pourront très bien se réveiller un beau matin, allergiques au pollen sans avoir aucun antécédent !

L’impact de l’environnement est majeur et l’envolée spectaculaire des cas d’allergies respiratoires au cours de ces dernières années est en lien avec les changements du mode de vie. La pollution atmosphérique exacerbe évidemment les symptômes, mais ce qui déstabilise surtout le système immunitaire, c’est une hygiène de plus en plus aseptisée, l’élimination des microbes et le recours si fréquent aux vaccins et aux antibiotiques. Cela souligne l’importance du microbiote, le pilier du système immunitaire, et la façon dont les bactéries intestinales influencent son bon fonctionnement.

Prévention : la meilleure des stratégies

Si vous avez déjà souffert d’épisodes de rhinite allergique, n’attendez pas le dernier moment. Un mois avant la période critique, renforcez votre terrain avec ces compléments alimentaires :

  • La vitamine D3 est un grand régulateur du système immunitaire et quand elle est présente en trop faible quantité dans le sang, le risque de développer des allergies augmente. Pour info : la fin de l’hiver est le moment où vous présentez le plus de risque d’être en déficit.
  • Des probiotiques pour rééquilibrer la flore intestinale, renforcer le microbiote et moduler le système immunitaire afin qu’il bloque les réactions allergiques.
  • Les omégas 3 sont ces acides gras dont les effets anti-inflammatoires contribuent à supprimer les réactions allergiques. Pour leur teneur élevée en oméga 3, mangez 2 à 3 fois par semaine des poissons gras (maquereau, sardine, hareng et de temps à autre du saumon). Privilégiez l’huile de colza ou de cameline pour les assaisonnements ou choisissez des compléments d’huiles de poisson.
  • Le zinc est le minéral le plus important pour le système immunitaire. De plus, il renforce les muqueuses respiratoires. Un déficit, même léger, peut avoir des répercussions importantes. Mangez régulièrement des huîtres, du poisson et des champignons pour augmenter votre statut et, si nécessaire, ajoutez un supplément.

Pendant la période critique, évitez vos ennemis

  • La période des pollens varie selon les années et les régions, renseignez-vous sur les risques allergiques de votre région sur www.pollens.fr
  • Installez sur votre smartphone l’application Alertes Pollens pour surveiller les pics polliniques et évitez de sortir les jours de grand vent.
  • Portez des lunettes de soleil à l’extérieur, le pollen se déposera sur les verres.
  • Aérez quotidiennement tôt le matin ou le soir : ce sont les moments où le pollen est le moins présent. Le reste du temps, laissez les fenêtres fermées.
  • Evitez de faire sécher le linge à l’extérieur, le pollen peut s’y déposer.
  • Prenez une douche en arrivant chez vous, lavez-vous les cheveux et changez-vous. Vous serez certain d’avoir évacué toute trace de particule indésirable.

Attention aux allergies croisées

Certaines substances de l’alimentation peuvent présenter une structure proche de celle du pollen et abuser votre système immunitaire qui se met à réagir en libérant de l’histamine. Ainsi, si vous êtes allergique au pollen de bouleau, il y a de fortes chances que vous le soyez aussi à l’aulne ou au noisetier car ils font partie de la même famille, mais plus surprenant, peut-être aussi à l’abricot ou aux amandes.

On parle d’allergies croisées, soit entre pollens, soit entre pollen et aliments. Les allergies croisées possibles sont nombreuses et varient d’une personne à l’autre. Il serait souhaitable que vous observiez vos réactions à la suite des repas pour vérifier s’il y a une aggravation des symptômes face à certains aliments.

ALLERGENES RÉACTIVITÉS POLLENS /ALIMENTS RÉACTIVITÉS ENTRE POLLENS
Pollen de graminées Blé, orge, avoine, seigle, pomme, carotte, céleri
Pollen de bouleau Abricot, amande, brugnon, carotte, céleri, kiwi, pêche, noisette, noix, pomme, pomme de terre Aulne, charme, noisetier
Pollen d’ambroisie Céleri, banane, melon, pastèque
Pollen d’armoise Aneth, carotte, carvi, céleri, coriandre, fenouil, persil
Pollen de cyprès Pêche

 

La meilleure tisane pour contrôler l’allergie

Mélangez à parts égales ces plantes, laissez infuser 10 minutes et, durant la saison des pollens, buvez 3 fois par jour une tasse :

  •  Du plantain : la plante majeure antihistaminique qui contient des substances anti-inflammatoires, anti-allergiques et bronchodilatatrices.
  • De l’ortie : une excellente plante anti-inflammatoire. Beaucoup d’experts estiment qu’elle est au moins aussi efficace que les médicaments en vente libre.
  • De la réglisse pour apporter un effet anti-inflammatoire supplémentaire (sauf si vous souffrez d’hypertension).

Estragon : l’huile essentielle indispensable

Gardez avec vous un flacon d’huile essentielle d’estragon. Si le nez vous chatouille, ouvrez votre flacon et respirez tranquillement pendant 2 minutes le nez au-dessus du flacon. Répétez plusieurs fois dans la journée.

Vous pouvez également préparer un baume que vous étalerez à l’entrée des narines. Il piégera les grains de pollen avant qu’ils ne pénètrent dans les voies nasales et il présente des vertus anti-inflammatoires :

  • Faites chauffer au bain-marie 10 g de beurre de karité.
  • Quand la préparation est liquide, incorporez 15 gouttes d’huile essentielle d’estragon et 15 gouttes d’huile essentielle de camomille noble.
  • Mettez dans un petit pot propre et laissez refroidir.

Attention : Si vous êtes allergique aux pollens, vous pouvez tout autant l’être aux huiles essentielles. Avant toute utilisation, procédez à un test de tolérance en déposant une goutte au pli du coude et patientez quelques minutes. S’il n’y a pas de réaction cutanée, ni respiratoire, tout va bien et vous pouvez démarrer un traitement aromatique.

Les solutions homéopathiques

  • Le traitement de base comprend généralement :
  • Poumon histamine : l’antihistaminique de base
  • Sabadilla contre les éternuements, le larmoiement et l’écoulement nasal
  • Euphrasia pour calmer les manifestations oculaires
  • Allium cepa si l’écoulement nasal est clair
  • Pollens pour répondre spécifiquement aux allergies aux pollens

Chez Lehning, il existe également des solutions homéopathiques. Un médecin homéopathe saura adapter le traitement à chacun.

 

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