Décryptage
Quand la phytothérapie pousse et fleurit !

Quand la phytothérapie pousse et fleurit !

L’engouement pour les plantes qui soignent ne se dément pas

Publié le 21.12.2017

Maux de tête, difficultés à digérer, stress… Nous sommes de plus en plus nombreux à nous tourner vers les plantes médicinales pour remédier à ces petits maux du quotidien. Médecine très ancienne, pratiquée encore dans la plupart des régions du monde, la phytothérapie n’en finit pas de convaincre. En alternative ou en complément de soin, laissez-vous guider.

1 - Les avantages et les inconvénients de la phytothérapie

Méfiance envers la médecine moderne, envie de se soigner autrement… Les raisons de s’intéresser à la phytothérapie sont diverses. À commencer par notre portefeuille. Parmi les traitements non remboursés par la Sécurité sociale, les plantes médicinales sont généralement moins chères que les médicaments de synthèse proposés pour les mêmes indications. De plus, en matière de plantes, l’éventail des possibilités est immense. À chacun une réponse ciblée et personnalisée ! Si la phytothérapie se révèle très efficace dans le domaine de la prévention – contrôle du poids, maintien de l’équilibre nerveux, d’une bonne circulation sanguine, d’un sommeil réparateur… –, elle agit également sur de nombreux mécanismes, amenant ainsi une réponse globale et durable.

Avoir recours à la phytothérapie est un bon moyen de reprendre sa santé en main : mieux s’écouter, mieux se connaître pour prendre soin de soi de façon 100 % naturelle. L’usage des plantes ne présente pas de dangers ni d’accoutumance et presque pas d’effets secondaires, contrairement aux médicaments.

Après tout, souvenons-nous que la médecine moderne ne date que du XIXe siècle. Jusque-là, toutes les civilisations pratiquaient une médecine empirique à base de plantes. Des tablettes d’argile aux papyrus ou carnets de route des explorateurs, l’histoire d’amitié entre les hommes et les plantes médicinales est d’une grande richesse même s’il a fallu la fin du XXe siècle pour que la phytothérapie soit reconnue officiellement comme une médecine à part entière.

Quelques recommandations liées à l’automédication…

– La phytothérapie doit être prise avec prudence par les enfants, les femmes enceintes ou qui allaitent. La gemmothérapie (« médecine des bourgeons »), reconnue pour sa sécurité d’emploi, peut alors dans certains cas être une alternative. Votre médecin ou votre pharmacien vous renseignera.

– De même, un professionnel vous éclairera sur les associations de plusieurs plantes, ainsi que leurs interactions avec tout autre traitement.

2 - Comment trouver un traitement naturel efficace ?

Glaner des informations…

Partager ses connaissances sur internet, poser des questions, profiter des expériences des uns et des autres… La toile est un formidable lieu de rencontres et d’échanges, dont il serait dommage de se priver. Cependant, en matière de plantes médicinales, la vigilance s’impose. Les plantes contiennent des actifs puissants qu’il est nécessaire de bien connaître – indications, dosages, contre-indications… D’où la nécessité de se tourner vers un professionnel de santé.

Puis, place aux experts !

Votre médecin traitant, qui vous connaît bien, peut-être de bon conseil. À proximité de chez vous également, votre pharmacien est l’accompagnateur de choix pour une santé au naturel. Vous avez entendu parler d’une plante sur Internet ou dans une conversation ? La pharmacie est le lieu idéal vérifier les informations, et trouver des traitements de phytothérapie de qualité – si possible made in France et bio ! Pour un avis encore plus spécialisé, prenez rendez-vous avec un naturopathe ou un phytothérapeute.

Le saviez-vous ?

De nouveaux modes de fabrication permettent de tirer le meilleur parti des plantes. Comparativement à la poudre (plante broyée), l’extrait concentré de plante (liquide ou en gélule) est :

– plus sécurisé : les substances inutiles ou nuisibles ont été retirées.

– plus concentré : une meilleure efficacité pour un plus petit volume.

– plus fiable : le dosage en actif est constant.

– mieux assimilable : sans la cellulose, les actifs sont entièrement biodisponibles. L’extrait concentré se présente la plupart du temps sous forme sèche. Il est obtenu par évaporation du solvant après macération ou lixiviation d’une plante.

Avant de choisir un traitement de phytothérapie, lisez donc bien les étiquettes ou demandez conseil !

3 - Comment utiliser les plantes pour guérir ?

Le matériel végétal, frais comme séché, contient les principes actifs dans l’huile des feuilles, les tiges ou les graines… En dehors des traitements de phytothérapie vendus en pharmacie, il est possible de profiter des vertus des plantes en suivant des recettes « maison » faciles à mettre en œuvre :

– La macération consiste à laisser tremper le matériel végétal dans un solvant (eau, alcool, huile…) pendant plusieurs heures à l’abri de la lumière. Une fois filtré, le macérât se conserve dans un récipient bien hermétique pendant plusieurs semaines.

Exemple : une macération de feuilles de figuier dans de l’huile de jojoba permet d’apaiser les petites irritations cutanées.

La teinture mère est le résultat de la macération de plantes fraîches dans une solution hydroalcoolique.

Exemple : la teinture mère de millepertuis est utilisée par voie orale pour combattre la fatigue et les petites déprimes. Celle d’Arnica est appliquée localement sur les contusions.

– L’infusion, plus connue sous le nom de tisane, elle consiste à verser de l’eau bouillante sur le matériel végétal, puis laisser reposer avant de filtrer et boire. À savoir : plus la plante est broyée finement (sachets), moins ses propriétés se conservent longtemps.

Exemple : une infusion de feuilles de mélisse est recommandée le soir pour faciliter la digestion et glisser plus facilement dans le sommeil.

– La décoction consiste à faire bouillir quelques minutes de l’eau avec la plante, avant de filtrer et consommer. Cette méthode permet une extraction des principes actifs plus complète que par infusion, mais ne s’utilise qu’avec les plantes non sensibles à la chaleur.

Exemple : une décoction de rhizome de gingembre, bue avant les repas, aidera à calmer les nausées et à réveiller l’appétit.

– L’onguent est un mélange de corps gras, dans lequel sont incluses des substances végétales. Exempt d’eau, l’onguent se révèle stable à long terme et peut se conserver au frais de nombreux mois.

Exemple : un onguent à base de feuilles de consoude, appliqué en massage, présente un effet bénéfique sur les douleurs musculaires.

 

 

La phytothérapie est un domaine vaste et passionnant, dont tout un chacun peut s’emparer, au bénéfice d’une santé plus autonome et responsable. Tout comme les médicaments conventionnels, les plantes ne sont pas à prendre à la légère. Il faut se faire aider pour faire le meilleur choix et suivre le traitement sérieusement pendant une période définie.

 

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