Modes de vie
Que faut-il manger pour bien bronzer?

Que faut-il manger pour bien bronzer?

Les aliments pour faciliter la bonne mine

Publié le 03.07.2017 Cécile Cordier

Grand-mère n’avait pas tout à fait tort lorsqu’elle nous encourageait à manger des carottes pour avoir bonne mine et faciliter le bronzage. Pour profiter sereinement du soleil, il est bon de jeter un œil sur le contenu de nos assiettes. En complément des protections nécessaires, notre alimentation peut soutenir la peau face aux agressions de notre étoile amie-ennemie.

 

Ce midi, le menu comporte un petit jus de carotte et de laitue ? C’est frais, original et… bon pour la peau en cette période estivale. Il ne s’agit pourtant pas de l’étaler sur le visage ou les avant-bras, mais bien de le boire. Soigner sa peau passe aussi par soigner le contenu de son assiette. Sans provoquer des miracles, notre alimentation pourrait donner un petit coup de pouce à notre peau très exposée en cette période propice au repos au soleil.
La carotte et la laitue sont riches en bêta-carotène, molécule qui stimule la production de mélanine, le pigment de notre peau. Ce facilitateur d’effet bonne mine, aussi appelé provitamine A (car il est transformé en vitamine A), a bonne presse. Pas seulement parce qu’il promet l’entretien du bronzage parfait. Il est aussi antioxydant. En clair, une molécule qui agit contre le vieillissement des cellules.

Ralentir le vieillissement cutané

« Le carotène a notamment une action protectrice contre les intolérances et allergies au soleil, souligne le Dr Marc Perrussel, dermatologue et membre du Syndicat national des dermatologues-vénéréologues (SNDV). L’action des antioxydants est encore discutée pour ce qui concerne le vieillissement cutané, mais logiquement ils pourraient ralentir le phénomène. »
Les aliments qui contiennent le plus de bêta-carotène sont la carotte et la patate douce. Mais ce facteur de joli teint appartient à une grande famille d’antioxydants, les caroténoïdes. Tellement répandue que nos repas peuvent facilement lui faire la part belle. On en trouve en effet dans le poivron rouge, le pissenlit, la roquette, la laitue, la mâche ou encore l’abricot. Mais aussi la tomate, la pastèque, le melon, la pèche ou le brocoli par exemple.

Réduire le risque de brûlure

Pour profiter de tous leurs bienfaits, il faut choisir les fruits et légumes bien mûrs et très colorés. Il est préférable de les consommer crus (en salade ou en jus par exemple 1 ) et rapidement, car les caroténoïdes supportent mal la chaleur. Comme ce sont des molécules liposolubles (solubles dans les graisses), leur assimilation sera facilitée par la présence de matière grasse dans la préparation.
Le bénéfice de la vinaigrette sur votre salade sera double. Associer les antioxydants et la vitamine E, présente notamment dans les huiles, pourrait contribuer à limiter les réactions d’inflammation qui créent les douloureux et dangereux coups de soleil. Présente également dans les céréales complètes, les fruits secs ou encore les graines, cette vitamine contribue à réduire le risque d’érythème, la brûlure de la peau par le soleil.

Ne pas négliger l’hydratation

Bien que les fruits et légumes apportent eux-mêmes beaucoup d’eau, une exposition au soleil déshydrate rapidement la peau, qui sera alors plus fragile. À la mer, le sel aggravera encore l’agression subie par la peau. Il faut donc veiller à augmenter ses apports en eau lorsque l’on s’expose.

Alors, au menu cet été : chapeau sur la tête, lunettes sur le nez et alimentation variée dans l’assiette. C’est la complémentarité des différents apports qui bénéficiera à la peau. Inutile de se ruiner en compléments alimentaires, pas toujours sûrs et parfois toxiques pour le foie, notamment en cas d’excès de bêta-carotène. Et attention, « aucun “alicament” ne remplace une protection solaire et n’autorise une exposition déraisonnée », prévient Marc Perrussel.
Même en soutenant les mécanismes de protection de la peau, la mesure reste la première règle contre les dangers des UV. « Nous ne sommes pas tous égaux face au soleil. Notre vulnérabilité dépend d’abord de notre phototype et non de notre teint au début des vacances : une peau très blanche chez une personne rousse, par exemple, n’a pas la même sensibilité qu’une peau mate ou noire », rappelle le dermatologue.